PMA et joyeusetés administratives

Depuis 2-3 mois maintenant je suis engluée dans toute un tas de démarches administratives liées à la PMA. Or, je déteste l’administratif. Je suis même à la limité de la phobie administrative (sauf que je paye mes impôts, moi, hein!) et l’autruche que je suis n’a pas trop le choix. Si je veux faire avancer un peu les choses côté médicales, il va falloir mettre le nez dans tous les papelards.

Ca a commencé en novembre, après mon hystéroscopie, lorsque je me suis rendue compte de la nullité de ma mutuelle. Alors, bon, je ne vais pas mentir, je le savais depuis pas mal de temps que ma mutuelle était pourrie et ne me remboursait rien, mais l’autruche qui sommeille en moi avait préféré regarder ailleurs et continuer à payer cher pour pas grand-chose. Après le premier rendez-vous avec Hope, Mr Patient avait presque été remboursé entièrement par sa complémentaire, alors que la mienne ne m’avait rien remboursait et pire m’avait pris de l’argent sur le remboursement de l’assurance maladie (récupération de participation forfaitaires précédentes). Travaillant dans la fonction publique, j’avais jusque-là assurance maladie et mutuelle gérée par le même organisme. A ce moment là, j’avais eu un sursaut de courage et j’avais changé la formule de soins tout en restant avec la même mutuelle afin d’avoir un meilleur remboursement surtout sur les dépassements d’honoraires. Je sentais que cela me serait utile dans les prochains mois….

Sauf que je n’ai jamais vérifié ce changement les mois suivants et je me suis rendue compte après avoir envoyé ma demande de remboursement lié à l’hystéroscopie en novembre dernier que celui-ci n’avait jamais été mis en place. De toute façon, à ce moment là j’avais commencé à étudier un peu plus en détail ce qui correspondait à tous ces 100%, 125%, 200% etc….sur mon contrat grâce notamment au super article du site fiv.fr sur le choix d’une bonne complémentaire en PMA. Et même avec le changement, le taux de remboursement restait vraiment anecdotique. Quitte à payer cher une mutuelle, autant avoir des remboursements corrects.

J’ai donc profité du passage de la loi du 1er décembre 2020 pour faire ce changement de mutuelle et m’ajouter à celle de mon conjoint. Je voulais pouvoir en profiter au moment de mon opération, vu les dépassements d’honoraires communiqués. Sauf que rien n’a été simple et je me suis retrouvée à passer tout le début d’année au téléphone avec l’une et l’autre. Je ne rentrerai pas dans les détails, mais j’étais presque dégoutée de quitter mon ancienne mutuelle vu les galères rencontrées avec la nouvelle….heureusement, les remboursement eux sont à la hauteur. Vu les sommes engagées ces dernières semaines, je me dis que je ne me suis pas battue pour rien, mais cela nous a valu pas mal de tension et d’engueulade avec Mr Patient et pas mal de stress de mon côté.

Début février, nous avons revu Hope. On a fait le point sur les derniers examens faits et comme pour elle tout était ok, elle a lancé le go pour un nouveau protocole. Youhou! Je ne m’y attendais pas du tout. Petite montée d’adrénaline à la sortie du rendez-vous, car je dois faire une prise de sang sur le champ pour voir si je peux débuter la ménopause artificielle. On a un peu dépassé les 20 jours depuis le début de mon cycle, mais celui-ci étant irrégulier cela peut être jouable. Et ça l’est!

Mais qui dit nouveau protocole, dit aussi nouveau dossier à l’hôpital où elle travaille et organisation du déménagement de nos embryons congelés. La secrétaire d’Hope m’envoie ce fameux dossier à compléter et à envoyer par mail à l’hôpital. Il y a une petite vingtaine de documents à remplir ou retrouver et à leur envoyer avant de pouvoir finaliser le dossier. Je m’y attèle fissa le weekend suivant. Je contacte ce nouveau centre et le précédent. J’arrive même à les avoir tous les deux par téléphone, la même matinée. Petit exploit personnel, quand on sait à quel point il peut être compliqué de joindre un centre de PMA (en tout cas, c’était comme cela dans mon ancien centre). Je suis en vacances fin février, et aimerait pouvoir faire le déménagement à ce moment là, surtout que je vois qu’il faut être les deux présents lors du retrait et du dépôt des gamètes. Mouah ah ah….mais comment puis-je encore croire que tout se fasse comme je vais l’imaginer…..?!

Je viens tout juste de recevoir l’accord du nouvel hôpital pour accueillir nos embryons, ils ont été rapides, super! Même si je ne crois pas deux secondes que tout va bien se goupiller et pouvoir être fait d’ici 5 jours. Il faudra donc que je m’absente encore sur le temps scolaire, et cela ne m’enchante guère….à part si les deux centres sont ouverts le mercredi après-midi jusqu’à 18h (je rêve bien sur!). En regardant un peu plus en détail le document envoyé, je vois qu’il y a plusieurs conditions pour l’accueil de nos embryons. Il est notamment précisé « les sérologies du couple valables au moment de la congélation ». Brans-le bas de combat! La ponction pour cette FIV remonte à mai 2019, bientôt 2 ans. Je ne me rappelle pas du tout avoir fait ces sérologies et quand. Je ratisse mon classeur PMA, mes dossiers sur ordinateur, mes mails. Je n’ai pas ces sérologies avec moi, ça c’est sûr (l’année dernière mon PC puis mon disque dur externe m’ont lâché en quelques semaines…). Grrr….j’espère que l’hôpital les ont et nous les communiqueront. Sinon….alors là….je botte en touche….

Bref, j’ai pas fini de stresser avec tout cela. Mais c’est un peu le lot de la PMA de stresser pour tout un tas de trucs….

Allez, y’a tout un tas de papier autres que la PMA qui m’attendent pour être triés et rangés depuis des mois. J’avais prévu de le faire cette après-midi, mais avec ce beau soleil, ce serait vraiment pêché de ne pas en profiter. Les papiers, je m’en occuperai plus tard…..

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« pimpage » d’utérus

Je ne sais pas si quelqu’un se souvient de cette émission qui passait sur MTV « Pimp my ride » ou des mécanos s’amusaient à retaper de vieilles bagnoles toutes pourries en extravagants bolides. J’ai appliqué ce concept à mon utérus en début de semaine.

Pour faire plus scientifique, il s’agissait d’une hystéroplastie d’agrandissement, suite à la découverte de mon utérus en T en novembre dernier. Après avoir pris rendez-vous avec le chirurgien, puis l’anesthésiste, m’être fait trifouiller le nez et avoir sorti mon chéquier un plus grand nombre de fois en une semaine que ces 5 dernières années, j’ai délaissé ma classe pour aller me faire charcuter l’entre-jambe (encore).

Moi la flippée des hôpitaux, du sang, du médical, j’ai fais mon admission dans cette clinique inconnue sans broncher. Je ne peux tout de même pas dire que j’étais détendue. Une angoisse m’étrillait le ventre, que le chirurgien me dise au réveil que mon utérus était encore plus moisi qu’il ne le pensait et qu’il ne pourrait jamais accueillir aucune grossesse viable. L’attente avant de passer au bloc fut longue et sans aucun artifice pour occuper mon esprit. Puis tout s’est enchainé. Quelques paroles légères échangées avec le brancardier (ils doivent avoir une formation pour détendre les patients), une dizaine de pichenettes sur la main de la part d’une infirmière avant de poser la perfusion, un échange de regard inquiet avec une femme sur une brancard face à moi. Puis l’arrivée dans la salle d’opération, l’installation sur la table où je me mets à grelotter sans réussir à me contrôler. On m’injecte le produit anesthésiant avant de me passer le masque et je sens une brulure très désagréable remonter de ma main à mon bras gauche, puis black-out. Le réveil se fait rapidement, et je remonte très vite dans la salle commune où je vais pouvoir finir mon réveil et prendre une petite collation avant de rentrer. Je n’ai pas de douleurs, c’est déjà ça! Le chirurgien m’apporte rapidement le compte-rendu d’opération et reste avec moi 1min30, 2 minutes à tout casser. Tout est bon pour lui. Il a fait un peu plus de place dans la cavité et a retiré le mini polype qui le squattait. Il me dit que je peux reprendre une vie normale dès le lendemain, ce qui signifie retour au travail après de mes élèves une quinzaine d’heures après anesthésie générale. Je trouve cela un peu rapide mais bon, on va faire comme le monsieur dit et si douleur ou grosse fatigue, j’irais voir un médecin traitant le lendemain (ce ne fut finalement pas le cas – même si je n’étais pas à 100% de mes capacités). Je finis mon heure de surveillance et peut enfin aller me rhabiller. En sortant de la cabine, j’entends une voix familière. C’est Mr Patient qui est venu me chercher, timing parfait!

Je ne sais pas vraiment quoi attendre de cette intervention. L’utérus en T ne peut pas expliquer les échecs d’implantation ou les fausses-couches précoces que j’ai vécues. Ce petit lifting de ma cavité utérine me rassurera dans le cas où une grossesse survenait un jour et passait le cap des 3 mois. Mais avant d’en arriver là, la route risque d’être encore bien longue….

On a eu dans la foulée, une nouvelle date de rendez-vous avec Hope. Vu mes résultats et ceux de Mr Patient suite aux derniers examens faits, je pense que ce rendez-vous risque d’être bien corsé. Verdict dans quelques jours…..

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Ouais, on peut toujours rêver….

Blue monday un peu en avance

Je viens de regarder quand tombait le blue monday cette année. Et sans surprise, vu mon moral de ces derniers jours, j’ai découvert qu’il était prévu dans 3 jours.

Il faut dire que janvier rime pour moi avec début du premier protocole PMA et cette année on va pouvoir sortir une deuxième bougie. Damned! On le sait, les anniversaires sont souvent l’occasion de faire le point sur l’année écoulée. En ce qui nous concerne, elle fut bien…..vide. Un transfert en mars, un négatif, une grossesse inattendue et une fausse-couche en octobre. Clairement, nous n’avons pas boudé la pause estivale, mais l’arrêt des traitements lors du premiers confinement fut rude et se remettre en selle après la fausse-couche n’est pas non plus une partie de plaisir.

Il faut dire que les résultats de l’hystéroscopie m’ont pas mal chamboulé. Pour mettre toutes mes chances de mon côté si une grossesse repointe le bout de son nez, j’ai opté pour l’opération qui aura lieu à la fin du mois de janvier. Mais il n’y a aucune garantie sur le fait que cette opération améliorera nos chances de fertilité surtout lors de l’implantation. Et j’angoisse d’une autre mauvaise nouvelle à l’issue de cette intervention et qu’on m’annonce que mon utérus est tout pourri et ne pourra jamais accueillir une grossesse.

Début janvier, je suis allée faire les tests sanguins et génétiques demandés par notre gynécologue. Je n’ai pas compris grand chose aux résultats. J’ai simplement noté que mon homocystéine était légèrement supérieure à la normale. Il me semble avoir lu que cela pouvait avoir un lien avec le gêne MTHFR, mais lorsque j’essaie de décrypter le reste des analyses ou que je commence à lire des informations sur ce sujet, je me sens vite dépassée. J’attendrais donc le rendez-vous avec Hope pour en savoir plus.

Mon conjoint aussi a fait ses examens, mais nous avons eu la mauvaise surprise de découvrir que ses résultats ne seront disponibles que dans plusieurs semaines (ni le labo, ni Hope nous avait prévenu d’un délais aussi long). Or nous avons notre rendez-vous avec elle la semaine prochaine. Coup de massue. J’attends ce rendez-vous depuis 3 mois. Nous avons demandé à sa secrétaire s’il était possible de le reporter début février, ce qui serait pas mal car j’aurais eu mon opération. Par contre, hors de question d’attendre encore 3 mois pour la voir. Nous attendons donc sa réponse avec impatience.

Je sais que les examens ne sont pas finis pour nous. j’aurais normalement une hystéroscopie à refaire un mois après l’opération donc fin février. Et si on découvre quelque-chose chez mon conjoint ou si un souci niveau génétique est avéré chez moi, ce seront encore des traitements ou des examens à planifier.

Bref….on ne va pas refaire de transfert avant plusieurs mois….et cette attente qui dure me déprime. Sans parler de l’espoir d’avoir un jour une grossesse viable qui s’envole au fur et à mesure des problèmes qui sont découverts…..

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Quantité négligeable

La nouvelle année est là depuis 2 jours.

Et j’ai déjà le cafard.

Et celui que je peux remercier pour cela n’est autre que mon paternel.

Notre histoire est compliquée, depuis un paquet d’année maintenant. Nous ne sommes pas très proches, on doit se voir une ou deux fois par an et c’est souvent pour moi des moments pénibles. Je me souviens d’un noël où mes frères m’avaient abandonné et où j’étais allée seule le voir, lui, sa nouvelle compagne et sa très grande famille. Mon père ne m’avait pas adressé la parole de la journée et avait préféré discuter avec les enfants de sa femme, qu’ils voyaient très régulièrement. Ou de son remariage, ou Mr Patient et moi, étions relégués à l’extrémité de la longue et unique table alors que mon frère était assis à ses côtés.

Et 3 ou 4 fois dans l’année, il m’envoie un SMS pour prendre de mes nouvelles. Mon père est parfaitement au courant de notre parcours PMA depuis le début et montre parfois qu’il s’y intéresse ce qui ne l’empêche pas d’être des plus maladroits.

Lorsque j’ai fait ma première fausse-couche en 2019, et que j’étais en pleine détresse ne sachant pas si je devais redouter une grossesse extra-utérine il m’avait envoyé l’un de ces fameux message pour prendre des nouvelles. Et sa réponse face à ma détresse était comme un bon uppercut en plein menton.

Cet été, je devais aller le voir avec mon frère. Mais lorsque mon frère m’a appris la grossesse de sa femme et qu’il ferait l’annonce à mon père à ce moment là, et vu ce qui c’était passé chez ma mère, j’ai préféré annuler ma venue. Pas envie de faire un deuxième KO en l’espace d’une semaine.

Et puis je suis tombée enceinte et j’ai fait une fausse-couche en octobre. Et bam! Nouvel SMS quand je suis au plus mal. Je lui déballe tout dans mon texto. Pas de réponse. Un jour, deux….une semaine passent et je fulmine. Comment mon père peut-il laisser ce genre de message sans réponse…..

10 jours après, je vois enfin son nom apparaitre sur mon téléphone. J’ouvre le SMS et le lis en diagonale. C’est son traditionnel message d’invitation pour Noël. Je reste interloquée et me garde bien de lui répondre.

Fin novembre, un numéro que je ne connais pas m’appelle. Je ne me méfie pas et répond. J’ai mon père au bout du fil, il vient me relancer pour le repas de Noël. Je l’arrête tout de suite et lui demande pourquoi il n’a jamais répondu à mon dernier message. Il bredouille, m’explique qu’il ne savait pas quoi dire. Je l’engueule et essaye de lui expliquer que c’est horrible ce qu’il m’a fait subir. Mais je sais très bien que c’est peine perdue.

Alors ce midi, j’ai pris sur moi et je suis allée accompagnée de Mr Patient chez mon frère qui avait invité mon père et sa femme pour un déjeuner de fêtes. A l’apéritif, mon père a donné à mon frère et ma belle-sœur une caisse (oui l’une de ces grosses caisses en plastique) remplie de cadeaux pour leur bébé. J’ai serré les dents pendant le déballage de la dizaine de cadeaux, la main de Mr Patient sur mon genou et j’ai avalé ma flûte de Champagne rapidement pour tenter de noyer ma tristesse dans l’ivresse. L’échange des autres cadeaux s’est terminé et mon père s’est tourné vers moi en me disant : « Ah, j’ai oublié ton cadeau à la maison ». Je me suis reprise un nouvel uppercut au menton, comme mon père sait si bien en donner sans s’en rendre compte et je me suis sentie comme quantité négligeable à ses yeux. Son cadeau, en soit je m’en fous.

Un vrai beau cadeau aurait été de faire cet insensé déballage de cadeau avant que nous arrivions.

Ou bien d’avoir une petite parole réconfortante comme « on a hâte de gâter le vôtre également ».

Ou encore de nous demander à un moment ou à un autre comment nous allions.

On est réparti chacun de notre côté. Je ne sais pas quand je reverrais mon père, mais je sais qu’il va me falloir plusieurs mois pour digérer ses dernières maladresses. Et si jamais il me revenait d’avoir cette sotte idée de fêter Noël avec lui, je lui enverrai ces 3 suggestions sur ma liste du Père Noël.

Même si au fond de moi je sais bien que c’est peine perdue….

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Bye-Bye 2020

On va pas se le cacher 2020 ne va pas nous manquer.

2016 s’était terminée avec de si beaux projets en tête.

On avait accepté que 2017 soit une erreur de parcours.

On avait digéré 2018 et ses mauvaises nouvelles.

2019 nous avait bien rétamé la gueule.

2020 devait être l’année d’après.

Elle le fut à sa façon, avec une grossesse inattendue et fugace qui m’a ouvert les yeux sur notre situation actuelle et la suite de notre parcours.

En 2020, la valse des grossesse et des naissances a continué autour de nous. Je ne me suis toujours pas habituée aux annonces et les redoute comme la peste. J’étais dans tous mes états il y a quelques semaines lorsque j’étais persuadée qu’un couple d’amis nous annonceraient l’arrivée d’un petit deuxième. Alors que non….j’en suis presque à vouloir que toutes les femmes en âge de procréer autour de moi m’annoncent qu’elles sont enceintes en même temps, comme cela plus de psychose pour moi. Pour le reste, je vis la grossesse puis l’arrivée d’un nouveau bébé dans notre cercle amical ou familial avec un grand détachement. Comme si je refusais d’y mettre tout sentiment positif ou négatif. Il n’en reste que le sentiment de solitude, lui, ne s »atténue pas les années passant. Mes proches deviennent parents, leurs centres d’intérêts changent, ils sont moins disponibles. Le fossé se creuse forcément entre nous. Jusqu’où ? Je n’ai pas encore la réponse, mais cela me questionne énormément….

En 2020, j’ai également compris que nous avions passé un nouveau cap. En ce qui concerne notre infertilité, j’ai noté qu’il y avait des caps plus ou moins douloureux à passer : la grossesse qui n’arrive pas après 1 an d’essais, les premiers « coups de pouce » médicaux avec le Clomid qui échouent, le passage en PMA après 2 années d’essais infructueux. Puis les premières fois particulièrement douloureuses de la PMA : première échec de FIV, premier échec de TEC, première fausse-couche. Lorsque l’on commence à cumuler les négatifs et / ou qu’il faut désormais mettre un -s à la fin de fausse-couche, il me semble que l’on peut dire que l’on bascule du côté des warriors de la PMA. Pendant cette année, je me suis rendue compte que je pouvais m’énerver en lisant un témoignage sur internet ou en écoutant une expérience de PMA en podcast, parce que dans de nombreux cas les personnes concernées font une FIV et pouf par magie accouchent d’un enfant 9 mois plus tard et osent parfois généraliser en précisant « faut y croire, la PMA ça marche » en oubliant que non, la PMA ne fonctionne pas pour tout le monde…..pour certains le chemin sera très long et difficile et peut finir par un ventre et des bras vides…..Il m’a fallu une coupure de quelques mois avec tout ce qui avait un lien avec la PMA pour accepter notre nouvelle situation et reprendre des forces pour la suite du combat.

En 2020 le rapport à notre parcours a été bousculé. De figurants impuissants nous sommes devenus acteurs de celui-ci et il a fallu prendre des décisions à deux. Il m’a fallu également accepter que le temps qui passe n’était pas nécessairement mon ennemi. Jusqu’alors, il me fallait faire tout vite, attendre plusieurs mois entre deux protocoles ou pour un rendez-vous était une véritable source de souffrance. L’échéance de mon prochain anniversaire en 2021, qui me fera passer le fameux cap des 35 ans, m’angoissait depuis pas mal de temps déjà. Je ne vais pas dire que cela ne m’angoisse plus, mais j’accepte de voir les mois s’enchainer sans rien et passer ce fameux cap le ventre vide. Avant je voulais un premier enfant à mes 30 ans et le second avant mes 35 ans. Ensuite, je me suis résolue à avoir mon premier avant mes 35 ans, puis avant mes 40 ans. Je me voyais même enceinte de jumeaux (alors que la gémellité avait plutôt tendance à m’angoisser) pour pouvoir réaliser mon rêve de fratrie à un âge « raisonnable ». Depuis quelques mois, j’ai fait le deuil d’une éventuelle fratrie. Si un jour, je pouvais simplement avoir un enfant en bonne santé, cela serait tout simplement merveilleux.

Dans cette optique, j’attends donc des réponses en 2021. Nous allons poursuivre les examens, je vais me faire opérer pour une hystéroplastie en début d’année et j’espère que les médecins auront une meilleure idée de ce qui pourra enfin faire aboutir notre projet : transfert de nos 3 embryons restant, une nouvelle FIV pilotée entièrement par Hope, envisager un don de gamètes à l’étranger ou renoncer à la PMA. Je me prépare à chacune de ces perspectives.

Et j’espère que nous ne morflerons pas trop en 2021.

L’hystéroscopie diagnostique

La semaine dernière, j’ai officiellement repris le chemin de la PMA en allant faire une hystéroscopie diagnostique à l’autre bout de Paris.

Je n’étais pas méga à l’aise. Après l’hystérosalpingographie que j’ai fait il y a quelques années maintenant et dont je garde un souvenir disons « particulier », tout ce qui commence par « hystéro » me rebute franchement. Mais pas le choix, il faut qu’on avance dans notre prise en charge et si je dois revivre la douleur que j’ai vécu pour l’hystérosalpingo-machin, je le ferai.

Me voila, donc, assise devant ce nouveau médecin. Elle a une voix douce qui m’invite à lui raconter mon parcours. Je m’y attèle de manière froide et détachée, sans sourciller devant l’empathie dont fait preuve la femme face à moi. Je lui montre ensuite les examens que j’ai ramenés. En une fraction de secondes, son ton devient plus grave et elle prononce un « ah » de mauvaise augure, tout un passant en revue les clichés devant elle. Au bout d’une ou deux minutes qui me semblent interminable, elle précise « je vous expliquerai tout ça après l’examen » et m’indique ce qui va se passer maintenant. J’ai une boule dans la gorge, j’ai peur de ce qu’elle va m’annoncer. Je repense au choc de l’annonce de l’endométriose par l’échographe et à moi en train de ravaler mes larmes sur la table d’examen.

Je me déshabille mécaniquement et je suis ses recommandations pour que l’hystéroscopie se passe bien. Elle est douce et patiente, m’explique chaque geste, s’assure que je n’ai pas mal. Elle fait une petite blague sur la playlist musicale qui joue en arrière-fond en précisant qu’elle espère que le morceau suivant sera sympa. Les premières notes de la chanson  » to build a home » se font entendre. j’ai beaucoup écoute cette chanson à une époque. Son tempo qui passe du lent au rapide et vice-versa, ses paroles faciles à fredonner., les images qui se créent dans mon esprit quand je l’entends, tout ceci me touche et encore plus là dans ce lieu, et dans cet état d’inquiétude qui m’habite à ce moment là. Je détourne les yeux de l’écran, et ferme les paupières quelques secondes pour me laisse porter seulement par la mélodie.

La réalité se rappelle rapidement à moi. Je peux aller me rhabiller. J’ai bien le sentiment que la gynéco n’a pas l’air très contente. Je lui demande si elle a pu réaliser l’examen correctement et elle me répond « oui et non ». Umh….à 200 balles la consultation, ça me fait un peu baliser. De retour sur la chaise devant son bureau, elle commence par me dessiner un utérus de femme « normale » puis me dessine le mien. J’ai un utérus en T. Jamais entendue parler, mais ça fait pas rêver…..et surtout ça vient encore plus compliquer notre projet bébé. A cause de cette malformation, la cavité utérine est plus modeste et « biscornue » que celle d’une femme lambda. Si je retombe un jour enceinte, je bascule directe dans les grossesses à risque car le risque de fausse-couche tardive et de prématurité est plus élevé. Et on peut oublier les transferts de deux embryons au passage. Elle m’explique tout ceci en me montrant mon utérus sur une radio et effectivement, cela est très flagrant. Je suis atterrée de voir qu’aucun professionnel de santé consulté jusque-là ne l’avait constaté. Et dire qu’au dernier transfert, le biologiste nous avait proposé de mettre deux embryons…..cela aurait pu avoir des répercussions dramatiques.

Les réjouissances ne s’arrêtent pas là. J’ai des retentions de ma dernière fausse-couche, des taches d’adenomyose et un polype. Mais c’est cette histoire d’utérus qui me préoccupe le plus. Et je me dit qu’au loto de la fertilité, j’ai pas tiré le bon numéro. Pas capable de tomber enceinte. Quand ça finit par arriver, pas capable de garder un embryon plus que quelques semaines. Et même si j’arrive à passer ces deux étapes, la grossesse sera compliquée et particulièrement angoissante avec le risque de finir encore et toujours les bras vides. J’en viens à me demander si Dieu n’a pas des comptes à régler avec moi…..(heureusement que je ne suis pas croyante, sinon j’abandonnerai direct le combat).

La gynéco m’a dit de recontacter le docteur Hope dans les prochains jours, si je n’avais pas de nouvelles de sa part. J’imagine, afin d’organiser la fête d’adieu pour le polype qui squatte mon utérus. Mon prochain rendez-vous avec elle étant dans…..une éternité.

En sortant de son cabinet, entre la colère et l’inquiétude, j’ai éprouvé un vrai sentiment de gratitude pour ce médecin, pour le docteur Hope, et pour ce minuscule embryon qui est venu joué les troubles-fêtes dans mes projets cet été. Je voulais alors terminer notre deuxième FIV à l’hôpital avant de passer entre les mains d’Hope. Qui sait ce qui aurait pu se passer et le temps qu’on aurait encore perdu? Avec ces médecins, j’ai enfin l’impression d’être entre de bonnes mains. J’espère que cela paiera un jour….

4 mois et 3 jours plus tard….

Ce n’est pas une date de gestation. Simplement le temps qu’il m’aura fallu pour revenir raconter ces derniers mois par ici.

Si je rembobine la pellicule. il y a 4 mois, une année scolaire particulièrement éprouvante se termine. Mon frère vient de m’annoncer la grossesse de sa femme. Je suis partagée entre le bonheur de devenir tata et de voir ma mère enfin grand-mère et la peine face à mon ventre vide. La culpabilité me ronge à un degré jamais connu auparavant. Je me réjouis autant que je redoute les vacances prévues cet été. Un weekend avec un couple et leur bébé par ci, quelques jours avec un groupe de copains parents par là, et au milieu une semaine de vacances avec toute ma famille et donc ma belle-sœur enceinte.

Les vacances se passent finalement merveilleusement bien. On profite de ces quelques semaines de répit (et avec ce deuxième reconfirment je ne peux que me réjouir d’en avoir autant profité!). J’ai tout de même un petit truc qui me tracasse, je dois prendre rendez-vous pour une hystéroscopie après mes règles d’aout. Et celles-ci n’arrivent pas comme prévu. Je redoute qu’un éventuel retard me force à prendre rendez-vous la semaine de rentrée. Mais non, toujours pas de règles…..

Le weekend avant la rentrée, je fais un test de grossesse et il est positif. Le premier de ma vie. En décembre, je n’avais pas osé pissé sur l’un de ces bâtonnets. Putain, ça fait donc cette sensation là…..quel kiff! Un bonheur qui n »aura pas duré bien longtemps dans notre cas. Le taux me semble bas pour 7SA. Et on passe les semaines suivantes entre labo et cabinet d’échographie, à se demander si cette grossesse aboutira, puis lorsque le coeur aura cessé de battre, à quel moment la fausse-couche interviendra.

Je suis angoissée à l’idée de revivre une nouvelle fausse-couche douloureuse et ne parviens pas à choisir entre les médicaments ou le curetage. Mon corps finit par se décider à ma place et la fausse-couche se déclenche naturellement début octobre. La phase d’expulsion se fait étrangement sans douleur, mais quelques jours plus tard je retrouve les urgences de l’hôpital, car je souffre le martyr. Pourtant je ne subis pas du tout de la même façon cette douleur. Parce que je n’ai plus peur d’elle. J’apprends alors que l’expulsion ne s’est pas faite complètement. et que des débris restent coincés dans le col. Ceux que le médecin n’a pas pu retirer (je vous évite les détails) partiront d’eux même aux prochaines règles. Chouette!

Depuis, mes règles sont revenues. J’ai refait une échographie et tout semblait rentrée dans l’ordre. Alors fin octobre, nous avons pris quelques jours de vacances en amoureux en Alsace. C’est magnifique la route des vins en automne. On s’est nourri de la beauté des vignes mordorées et des villages colorés, de plats réconfortants et de bons vins avec un plaisir non dissimulé.

Parce que oui, j’ai oublié de vous dire mais depuis environ 4 mois et 3 jours, je commence à retrouver ce « goût de vivre » qui me faisait défaut depuis notre premier échec de PMA. Avoir envie de voyager à nouveau, par pour oublier ou fuir, mais pour découvrir et profiter. Avoir du plaisir à être avec les autres, à discuter et rigoler. Et puis une nouvelle envie a pointé le bout de son nez, celle de me faire tatouer deux petites étoiles au creux de mon poignet. Un tatouage non pour raviver la peine mais pour graver dans ma chair le souvenir de cette force qu’il faut pour survivre à tout cela.

Demain je vais enfin aller faire cette hystéroscopie qui aurait dû se faire cet été. Et puis les rouages de la PMA vont de nouveau se remettre en branle. Espérons qu’ils ne broieront pas de nouveau mes aspirations et mon courage.

Ironique J1

Mes J1 sont particulièrement ironiques. Si j’ai souvent la chance de pouvoir les éviter pour les vacances ou petits weekends amoureux, ils ont souvent le chic pour venir me rappeler mon infertilité au pire moment qu’il soit.

Comme ce weekend.

Un weekend de réunion familiale, le premier depuis Noël. La joie de retrouver la maison de mon enfance, ma mère, mes frères et mes belles-sœurs. Un barbecue, des longues discussions dans le jardin, des ballades et des jeux. Bref, un agréable séjour dans mon esprit qui n’a pas vraiment été si agréable que cela….. par ma faute.

Une semaine avant mon frère ainé me contacte pour prendre des nouvelles et me préparer à leur grande nouvelle à eux. Ils vont devenir parents. Le bébé du confinement c’est chez eux qu’il va arriver. Le premier bébé qui rendra mes parents, grands-parents, qui fera de moi une tata et mon jeune frère, un tonton. Mon frère est particulièrement secret, donc je n’ai jamais su s’ils essayaient d’avoir un enfant depuis toutes ces années où nous galérions. Mais c’est mon grand frère et c’est dans la logique des choses qu’un bébé vienne chez eux en premier.

Je m’étais toujours dit que je me réjouirais lorsque cela arriverait. Sauf que les 4 ans d’infertilité, les 2 ans de PMA et les derniers mois de confinement m’ont plus atteinte que je ne le pensais. Après l’annonce, je m’écroule et je reste hagarde pendant plusieurs jours. Nous avons un planning commun pour les vacances, un weekend chez ma mère, puis un chez mon père et enfin une semaine de vacances avec mes tantes. Bref, trois annonces à prévoir pendant les vacances. C’est au-delà de mes forces…..

Le weekend chez ma mère je ne peux pas l’annuler et puis je me dis que ça va aller. Ma famille connait notre parcours. Ils seront bienveillants. J’ai eu une bonne semaine pour me préparer à leur annonce officielle et je me félicite d’avoir un frangin qui soit si prévenant.

Le matin même, mes règles débarquent sans surprise. Je les attendais depuis une petite semaine, mais c’est plus drôle si cela arrive pile quand d’autre vont faire la démonstration de leur incroyable fertilité. Pour rendre la situation encore plus « sympathique », j’avais demandé à mon frère si on pouvait partir avec eux en voiture. On se retrouve donc tous les quatre en banlieue parisienne pour le départ.  La discussion tourne rapidement autour de la grossesse et là je ne me sens plus capable de faire semblant que tout va bien. Un première larme dévale ma joue droite puis ma joue gauche. Et je pleure en silence sur le siège arrière pendant plus d’une heure, incapable d’arrêter les sanglots qui m’assaillent.

Je ne pleure quasiment jamais en public, même avec mes amies les plus proches, même avec ma mère. Cela ne me rassemble pas de m’écrouler ainsi. Mais je ne contrôle plus rien. J’ai en moi refoulé tellement de frustration, colère, tristesse, jalousie, sentiment d’injustice et d’impuissance et il faut que ça sorte là aujourd’hui. Arrivés à destination, mon frère me propose de repousser leur annonce à un autre moment. Je me sens affreusement coupable de leur infliger cela et leur demande de maintenir leur annonce et de penser à eux avant tout. C’est leur moment, ils ont le droit d’en profiter sans culpabiliser.

Ils ont finalement choisi de faire une annonce d’une manière plutôt discrète dans l’après-midi. Je sais que cela ne se serait pas passé ainsi si je n’avais pas été là. Je me sentais déjà une amie déplorable. Me voila désormais une sœur bien minable…..J’ai du coup choisi d’annuler le weekend chez mon père, pour leur laisser faire leur annonce sans avoir un boulet dans les pattes.

Pour parfaire ce weekend de rêve nous avons eu ensuite une grande discussion avec Mr Patient. Il n’en peut plus de me voir dans cet état. Comment pourrais-je lui reprocher? Je ne suis plus que l’ombre de moi-même depuis des années désormais. Et notre situation actuelle ne me permet pas de me projeter dans du positif. Je n’ai aucune date pour un prochain traitement. Il faudrait avant cela faire les examens demandés par docteur Hope, la revoir, refaire peut-être d’autres examens puis faire déménager les 3 embryons congelés de notre hôpital à sa clinique avant d’envisager un TEC. Quels seront les délais? 6 mois? Ou bien faire le TEC proposé par notre hôpital en septembre et retourner voir docteur Hope lorsque nous aurons terminé notre stock d’embryons congelés…..

En parallèle, il va falloir que je trouve du soutien. J’avoue que ce n’est pas de gaité de cœur, mais  je ne peux plus me permettre de croire que je peux me débrouiller toute seule pour gérer toutes ces émotions. Mais là, je pense qu’il en va aussi de la survie de mon couple….

Je prends mon temps

Voila le message que j’ai pu découvrir sur le sac en tissu qui accompagnait mon cadeau d’anniversaire de cette année.

Message qui me va droit au cœur, vu que oui dans le chemin vers la parentalité on peut dire que je prends mon temps.

Afin de l’accélérer, nous avons donc décidé d’aller rencontrer celle que mes comparses dénomment docteur Hope. Après l’hôpital public, on change donc totalement de décor pour cette première consultation dans un quartier chic.

Je mise beaucoup sur ce rendez-vous, mais j’ai déjà une petite idée de la suite du parcours. Je suis persuadée que je dois me faire opérer de mon endométriose pour réussir à tomber enceinte.

On fait le point sur notre dossier, sans perdre de temps. Des premières consultations chez ma gynéco lorsque le projet bébé prenait un peu plus du temps que prévu, au dernier TEC du mois de février. Elle s’interroge sur le diagnostique de SOPK qui n’aurait peut-être pas lieu d’être et balaie d’un revers de main, ma question sur l’opération de l’endométriose.

Difficile pour elle de se prononcer avec le peu d’examens que je lui présente. Entre ceux effectués en 2017, donc il y a 3 ans et le dossier de la PMA que j’ai reçu et qui fait 5 pages, je ne peux que la comprendre. La suite, si nous l’acceptons sera donc de refaire toute une batterie de tests. Echographie et hystéroscopie pour moi. Spermogramme pour Mr patient et  bilan sanguin pour tous les deux.

Les jours suivants ce rendez-vous je reste partagée.

Alors oui, nous avons enfin en face de nous un médecin qui se donne réellement les moyens de pouvoir nous aider, mais je me demande si nous avons pris la bonne décision d’aller la voir à ce moment de notre parcours. L’angoisse des  4 ans d’attente que nous atteindrons cet été et celui des 5 ans qui se profile lentement mais surement m’a poussé à prendre ce rendez-vous, mais tout cela me fait peur.

Refaire des examens complémentaires me fait peur, car c’est bien connu, plus on cherche et plus on a de chances de trouver et je ne sais pas comment je réagirais si on m’annonce un ou plusieurs problèmes qui viennent se rajouter à notre cas, surtout si cela devait être un soucis génétique.

C’est une course contre le temps qui va encore s’allonger. Entre les examens, le rendez-vous de débrief en septembre, l’éventuelle migration de nos embryons d’un centre à un autre, l’organisation d’un nouveau protocole, et le risque d’une nouvelle vague de COVID en automne, impossible de se projeter sur un prochain TEC.

Et je ne parle pas du côté financier qui n’est pas anodin aussi quand on bascule dans le privé.

Je ne m’attendais pas à ressentir autant de sentiments contradictoires, mais clairement en cette veille de vacances scolaires, je n’en même pas large. Il faut que je prenne rendez-vous pour tous les examens en juillet si cela est possible, mais je procrastine (d’ailleurs pensez-vous qu’il soit possible d’enchainer échographie et hystéroscopie sur un même cycle?). J’ai plus envie de faire l’autruche qu’autre chose.

je prends mon temps, et je me prends surtout la tête. Mais en PMA rien que du très normal j’imagine.

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